Une synthèse qui constitue l'une des recherches les plus importantes jusqu'à présent sur le génocide des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
Durant l’Occupation et surtout à partir de 1942, environ 140 000 personnes furent déportées de France vers les camps nazis, dont 75 000 juifs. Seuls 2 500 d'entre eux figurent au nombre des 40 000 survivants.
Ces terribles statistiques montrent à quel point la déportation et le génocide sont à la fois liés et distincts. Pourtant, recouverts par le nom emblématique d’Auschwitz, camps de concentration et centres d'extermination ont souvent été confondus par la mémoire collective, sans que soit nettement reconnue la spécificité du sort des juifs.
C'est à reconstituer ce travail de la mémoire, tissé d'oublis, de stéréotypes et d’amalgames que s’attache Annette Wieviorka, utilisant des archives largement inexplorées, ainsi que la masse de témoignages livrés à leur retour par les rescapés.
Annette Wieviorka
Spécialiste mondialement reconnue de la mémoire de la Shoah, elle est directrice de recherche émérite au CNRS. Elle a publié, entre autres, Auschwitz expliqué à ma fille (Seuil, 1999), 1945. La Découverte (« Points Histoire », 2016) et Tombeaux. Autobiographie de ma famille (prix Femina Essais 2022, « Points Récits », 2023).